Arthur De Greef: « J’ai plus à gagner ici que dans un challenger »

Pour la deuxième fois cette année déjà, Arthur De Greef a fait preuve d’un grand patriotisme en laissant de côté sa carrière personnelle pour venir dépanner en Coupe Davis.

« La première fois (contre la Croatie, ndlr), j’avais été prevenu un peu plus tôt », dit-il. « Cette fois, je venais d’atterrir en Allemagne pour me rendre en Pologne. Mais je vois les choses à long terme: pour ma carrière, j’ai plus à gagner dans une semaine comme celle-ci que dans un challenger. »

Et tant pis s’il perdra quelques points qui auraient pu le ramener dans le top 100 avant l’Open d’Australie. « Après, il y aura encore deux challengers (Rome et Almati), le tournoi d’Anvers (où on espère qu’il aura une wild card) et un autre tournoi ATP puis ce sera la fin de saison », dit-il. « Pour le top 100, ça va être chaud. »

Arthur donne aussi des nouvelles de sa nuque, qui l’avait obligé à abandonner contre Julien Cagnina à Alphen. « C’était juste un torticolis, je m’étais bloqué à l’échauffement et je ne pouvais plus continuer mais dès qu’on m’a manipulé, ça a été mieux. Je me sens d’ailleurs beaucoup mieux ces derniers temps. »

Et ce sera sans doute nécessaire dans la mesure où il pourrait affronter Kyrgios. « Je ne l’ai pas encore regardé s’entraîner, d’autant que notre vestiaire est assez loin de la salle. Et puis, ça ne doit pas être le genre de gars qui se donne à fond à l’entraînement juste avant une semaine importante », dit celui qui sera finalement le régional de l’étape mais qui ne pourra pas compter sur la présence de sa famille: ses parents avaient déjà réservé leurs vacances.